Deo Nsunzu: « Tous les projets sont entrain d’être exécutés »

Deo Nsunzu: « Tous les projets sont entrain d’être exécutés »

juin 3, 2020 0 Par redaction

A travers une exclusivité accordée à notre rédaction, le coordonnateur national du projet Prise, Deo Nsunzu, rassure la population de l’espace centre de la Rdc que le projet Prise, financé par la Banque africaine de développement, après la signature des accords de financement en 2013, suit l’évolution de son calendrier selon ses domaines d’intervention au bénéfice de la population à travers le ministère de Développement rural, à savoir: la réalisation des travaux dans les cinq provinces de l’espace Kasaï.
Tous les projets retenus sont entrain d’être exécutés, et les autorités provinciales en assurent la pérennisation. Les travaux sur terrain sont exécutés à 85% et consistent en la construction des infrastructures, entre autres: les écoles, centres de santé, latrines, voirie urbaine et appuis à la Regideso de Tshikapa, etc.
Actuellement, ces travaux accusent quelques retards suite aux difficultés d’accéder dans la zone, aux conflits postélectoraux et, l’actualité oblige, à la pandémie Covid-19.
Son coordonnateur national, Deo Nsunzu, s’est confié à notre collaborateur qui rend, ci-dessous, ses propos.
L’EVEIL: C’est quoi, Prise, et quelle est sa mission au Kasaï?
DEO NSUNZU: Prise est un sigle qui veut dire « Projet de renforcement des infrastructures socio économiques dans la région centre de la Rdc ». Sa mission est de contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations des cinq provinces de l’ex-Kasaï.
On vous accuse d’avoir perçu beaucoup de fonds que vous n’affectez pas aux travaux de ce projet, principalement les forages. Qu’en dites-vous?
Il y avait une petite confusion que nous avons vite élaguée après notre rencontre avec le gouverneur de province à qui nous avons présenté l’ensemble des documents et expliqué comment fonctionne les projets. Pour être plus clair, il faut savoir que la coordination du projet ne perçoit pas l’argent, les payements sont directement envoyés de la Bad aux bénéficiaires suivant un mode de payement passant par plusieurs étapes de vérification, et la Bad ne paye que ce qui est exécuté contre une garantie de bonne exécution émise par une banque.
Sinon, de telles allégations impliqueraient l’ensemble de la chaîne. Dans le mécanisme de gestion d’un contrat, les travaux à l’arrêt sur un site ne constituent pas un détournement…
Et pourquoi y avait-il un arrêt de travaux?
Il faut savoir il y a eu trois contrats qui ont été signés pour 28 sites sur les 60 pendant la période postélectorale en milieu rural, répartis sur 3 provinces: Kasaï, Kasaï Central et Kasaï Oriental dont le taux d’exécution des travaux varie d’une entreprise à une autre.
Par rapport à toutes ces explications, à quel niveau se situe présentement le climat avec l’autorité provinciale du Kasaï Central?
Nous sommes apolitiques et au bénéfice de la nation congolaise, fière d’être jeune à la tête de ce grand projet de la Bad. Le mode de fonctionnement n’a pas changé, et le projet est suivi par le gouverneur de province qui en assure, d’ailleurs, la présidence de son pilotage. D’où la province est censée suivre mieux l’évolution du projet que vous.
Dans quel domaine ce projet intervient-il au Kasaï Central?
Dans l’accès de la population à l’eau potable, durablement; à l’assainissement; à l’éducation de base et aux soins de santé primaires. Il contribue à créer des conditions favorables à la promotion de l’investissement privé par la construction des écoles, des centres de santé, des latrines, de l’adduction d’eau potable en milieu rural et appuis à la province.
Dans le cadre du programme de cent jours du chef de l’Etat, votre projet ne s’est pas impliqué. Comment expliquez-vous cela?
Le projet n’est pas à confondre avec le programme de 100 jours du chef de l’État, étant un projet du gouvernement, bénéficiant d’un appui du bailleur des fonds connus: la Bad.
Nous constatons que la population du Kasaï Central ne sent pas ce projet à l’instar de tant d’autres avant?
Je ne crois pas car, les activités du projet font écho un peu partout dans la province car, il est le seul actuellement qui a de l’impact sur le terrain. Sinon les autorités provinciales ne feraient pas de suivi et n’accepteraient pas notre invitation à lancer les travaux. C’est un projet qui a un impact très visible par ses réalisations.
Votre mot de la fin!
Les réalisations du projet font partie du programme du gouvernement congolais dans l’atteinte des objectifs bien déterminés. Il ne faut pas le confondre aux financements des programmes de l’exécutif provincial.
Propos recueillis par Michel TSHIYOYO

L’EVEIL