Yves Bunkulu honore les congressistes

octobre 23, 2020 0 Par redaction

En marge du 9e congrès de l’Union nationale de la presse du Congo tenu du 5 au 7 octobre 2020 dans la cité côtière de Muanda, les participants étaient honorés par la présence de plusieurs autorités, dont le ministre du Tourisme, Yves Bunkulu.
Au-delà de sa participation à la cérémonie d’ouverture présidée par la Très Distinguée Première Dame, Maman Denise Nyakeru Tshisekedi, aux côtés de ses collègues membres du gouvernement, dont le ministre d’Etat en charge de la Communication et médias Jolino Makelele, et le vice-ministre de l’Epst, Didieu Budimbu, Yves Bunkulu a offert un cadeau spécial à tous les congressistes, selon la particularité et la spécificité du secteur qu’il anime au sein du gouvernement de la République.
Il s’agit de la visite guidée à l’embouchure du fleuve Congo, l’un des sites touristiques stratégiques et historiques que compte la République démocratique du Congo où les eaux du fleuve Congo se déversent sur l’océan Atlantique. L’occasion était propice pour une centaine des journalistes de découvrir ce site tant vanté et commenté dans nos écoles par les cours d’histoire et de géographie, mais que tous les congressistes n’avaient jamais vu, non seulement à cause de la distance qui le sépare d’avec les autres coins du pays, mais aussi à cause de son inaccessibilité pour des raisons sécuritaires.
Facilitée par le chef d’antenne de l’Office national du tourisme, Raphaël Mabiala, la visite guidée a été un moment de découverte et des émotions pour les nostalgiques qui liaient directement l’histoire apprise depuis l’enfance à la réalité qui passait sous leurs yeux.
Des commentateurs en ont profité pour remercier le président Kasonga Tshilunde pour avoir choisi ce cadre purement stratégique pour tenir le 9e congrès de l’Union à Muanda, ce qui a permis aux uns et aux autres d’ajouter quelque chose de plus à leur connaissance, étant donné que Muanda a une particularité touristique qui impose à chacun de s’y rendre si on tient à vivre la réalité en live. A titre illustratif, l’océan Atlantique est au Congo, mais pour le voir, il faut aller à Muanda.
Tout a commencé par la visite de forêt des mangroves qui sont une sorte de plantes qui favorisent le développement des poissons. S’en était suivi une marche piédestal qui a permis aux visiteurs de palper de visu le point d’embarquement des esclaves à l’embouchure qu’on appelle l’esclavage à la portugaise, car ce sont les Portugais qui ont inauguré la traite négrière en Rdc au 15e siècle. Les débris des canaux utilisés lors de la deuxième guerre mondiale encore visibles, le Camp Banana, la cité de Banana construire en 1886 après la conférence de Berlin ont été par la suite visités.
C’est au niveau de l’embouchure proprement dit que les aspects géographiques et autres explications techniques ont été fournies aux visiteurs qui se sont rendus compte que le Dieu Tout Puissant, qui est l’architecte de l’univers, est effectivement le merveilleux sans égal, et que ses œuvres sont sans pareilles.
Il a été révélé que le fleuve Congo se déverse sur l’océan Atlantique avec un débit de 50.000 m3 par seconde, ce qui fait que le fleuve Congo s’impose sur l’océan Atlantique, deuxième au monde après l’océan Pacifique.
Le débit est tout à fait particulier car notre fleuve est à cheval de l’Equateur. À l’endroit stratégique où les deux eaux profondes se croisent, le fleuve Congo à gauche, l’océan Atlantique à droite, les pierres sont placées pour contenir les vagues. En cas de débordement ou de marée haute, les deux se mélangent, se regroupent et couvrent même l’espace inhabituel occupé par les habitants, ce qui cause souvent d’ennuis.
Le fleuve Congo a été découvert par l’explorateur Diego Cao qui se rendait en Inde à la recherche des épices et qui, en traversant notre coin, a senti qu’il y avait une bonne eau inhabituelle en pleine océan, non salée comme c’est le cas avec l’océan. C’est alors qu’il s’est rendu compte qu’il s’agissait bien d’un fleuve.
Faute du temps, d’autres sites tels que l’île de mangroves n’a pas été visitée. En vue de permettre aux touristes de se faire une idée complète sur les différents sites touristiques localisés dans ce coin de la république, notre rédaction promet un reportage complet dans le prochain numéro.
Ange Gabriel NGALAMULUME