Major Ngoy: «Finie l’insécurité à Lubumbashi»

Major Ngoy: «Finie l’insécurité à Lubumbashi»

septembre 23, 2020 0 Par redaction

En séjour à Kinshasa, le major Dieudonné Ngoy, directeur du service de communication et information des Fardc, a quitté Kinshasa samedi dernier pour Lubumbashi, son poste d’attache.
Approché par l’Acp peu avant de prendre son avion, le major Ngoy a réagi en ces termes par rapport à l’insécurité qui bat son plein à Lubumbashi: « Le système à la base de l’insécurité à Lubumbashi a été démantelé, la paix et la sécurité sont retrouvées dans la ville ». Selon lui, les Fardc ont pu mener une observation minutieuse ayant permis à beaucoup d’éléments de se révéler et des fournisseurs d’équipements, pris en flagrant délit, étaient tombés dans le filet de l’armée.
Parmi eux figuraient des déserteurs et des démobilisés de l’armée ainsi que des bandits venus de provinces voisines. Ces inciviques avaient mis en place leur propre mode opératoire assimilé à un terrorisme qui a poussé la population à se prendre en charge, parfois par une justice populaire, d’ailleurs non acceptée par l’armée.
Pour poursuivre cette dynamique, le commandement militaire sollicite une collaboration de la population pour dénoncer les suspects à travers les numéros verts mis par l’armée pour cette fin.
« Par ailleurs, assez souvent, sur demande de l’autorité politico-administrative, l’armée peut intervenir en soutien à la Police nationale congolaise, en cas de débordement, pour remettre de l’ordre partout où la population est mise en insécurité », a-t-il précisé.
Quant à la responsabilité des combattants de certains partis politiques accusés fréquemment d’être auteurs de violences dans la capitale cuprifère, l’officier des Fardc a fait remarquer que la politique n’intéresse pas l’armée. Mais certains inciviques, dont l’armée ignorait l’appartenance politique, avaient tenté de perturber l’ordre public. Le rôle de l’armée, dans ce cas, est de remettre de l’ordre comme ce fut le cas récemment à Kasumbalesa, important poste frontalier de la Rdc avec la Zambie où la sécurité règne de nouveau et où le guichet unique de mobilisation de recettes publiques fonctionne actuellement normalement grâce à la paix retrouvée.
Ces résultats sont le fruit du changement intervenu à la tête du commandement militaire de la 22ème région militaire avec l’avènement du général major Smith Gihanga Mutara qui a mis en place de nouvelles stratégies et pris des mesures adéquates pour mettre fin à la situation d’insécurité sur l’ensemble des provinces issues du démembrement de l’ex-Katanga.
A une question sur l’incursion de l’armée zambienne dans quelques localités du Tanganyika, le jeune officier a soutenu que les Fardc marchent toujours sur les pas du commandant suprême, Félix Antoine Tshisekedi, qui, pour le cas d’espèce, avait privilégié les voies pacifique et diplomatique ainsi que le dialogue pour régler ce différend avec un pays frère, la Zambie, lesquelles ont consacré la victoire de la Rdc avant de soutenir que nul n’est au-dessus des lois, nationales ou internationales de même que celles des communautés économiques des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et de développement des pays de l’Afrique australe (Sadc). Récemment, l’insécurité avait pris des proportions inquiétantes dans l’ex-Katanga, poumon économique de la Rdc et riche en minerais.
L’EVEIL