Bilanga à Kasumbalesa, milice à Kingabwa : La puissance de l’Etat

août 30, 2020 0 Par redaction

Depuis la semaine dernière, Kinshasa est polluée par la crasseuse nouvelle d’une milice qui s’organise à Kingabwa, quartier de la commune de Limete où trônent Jean-Marc Kabund et Gecoco Mulumba, respectivement président ai et cadre de l’Udps, parti de Félix Antoine Tshisekedi, Président de la république. Une milice vient d’être démantelée à Kingabwa par la police qui a arrêté une vingtaine de personnes dont le responsable qui recrute et forme illégalement les jeunes gens aux techniques militaires et au maniement des armes.
Il s’agit d’un certain Pierre Mutanga, présenté comme étant le fondateur de l’église catholique africaine et ancien prêtre catholique romaine. On va plus loin jusqu’à le catégoriser originaire de Kananga et qu’il travaillerait à la maison civile du chef de l’Etat.
Pour Marcellin Cishambo, ancien conseiller et proche de Joseph Kabila sur Rfi, le Président Tshisekedi était au courant de la formation de cette milice encadrée par quelques éléments de la garde républicaine.
En réaction virulente, le secrétaire général de l’Udps, Augustin Kabuya, rejette toutes ces accusations: « ce ne sont que des bêtises ».
La justice démêlera tout ça, et la vérité sortira de la bouche de Mutanga.

La puissance de l’Etat
Comme l’Etat l’a fait à Kingabwa, à Kasumbalesa, il a montré toute sa puissance en démantelant les fameux « bilanga » qui faisaient perdre, depuis une vingtaine d’années, des centaines de millions de dollars us au trésor public.
Au cours du dernier conseil des ministres, le chef de l’État a tapé du poing sur la table. Il a observé « un phénomène inhabituel qui met en exergue quelques individus qui, sous couvert de leur appartenance, réelle ou supposée, à tel ou tel parti politique de l’actuelle coalition au pouvoir, s’adonnent à des activités illégales dans certaines villes du pays notamment à Bukavu, Lubumbashi, Kasumbalesa, Kinshasa et Matadi ». Il a relevé que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur et pour tous afin de mettre fin à ces pratiques. Il a chargé le vice-premier ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières à prendre toutes les dispositions pour mettre ces inciviques hors d’état de nuire. Il n’a pas manqué d’égratigner les dirigeants de ces partis, à savoir le Pprd, puis aujourd’hui l’Udps, à mieux tenir leurs militants et combattants.
L’EVEIL